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Comité Energies Marines Renouvelables (EMR)


Le Comité s’est réuni 3 fois entre mars et avril et est parvenu à une vision commune des marchés qui peut être résumée de la manière suivante :


  • Les marchés EMR sont très considérables et ils commencent maintenant ou sont à la veille de commencer. Les volumes d’acier traités sont du même ordre de grandeur que ceux de la construction navale traditionnelle.
    C’est à l’industrie navale et offshore que s’adressent ces marchés en forte croissance.
    De quoi s’agit-il en effet ? De construire des grandes structures métalliques et de les installer en mer, que nous savons bien être un milieu hostile. C’est l’industrie navale et offshore qui est compétente.

 

  • La France est en retard par rapport à l’Allemagne, l’Angleterre et le Danemark pour ce qui concerne les éoliennes posées au fond parce que notre pays ne possède pas les ressources naturelles de ses voisins, c’est-à-dire un grand domaine maritime par petits fonds.

 

  • La France en revanche n’est pas en retard et garde toutes ses chances pour les étapes futures des EMR : éoliennes flottantes, hydroliennes, énergie des vagues, énergie thermique des mers. En effet, personne n’est encore parti véritablement pour ces nouvelles technologies et nous sommes tous sur la ligne de départ.
    Par ailleurs, pour ces étapes futures, la France a des ressources naturelles significatives (zones de forts courants par exemple) dont elle peut tirer parti.

 

Si l’industrie française veut se placer dans les étapes futures, elle doit participer autant que faire se peut à l’étape présente, celle des éoliennes posées, même si elle part avec un gros handicap.

 
Il s’ensuit que la constitution d’un comité EMR du GICAN est dans l’ordre des choses car la filière doit se structurer. Il conviendra d’élargir le périmètre à l’offshore. Des sociétés comme SAIPEM et TECHNIP ont évidemment leur place dans le paysage industriel français.


Ce n’est pas le rôle spécifique du GICAN de promouvoir les EMR. Il s’agit bien de structurer la filière pour que l’industrie navale française ait sa place dans ces nouveaux marchés EMR.


Notre intérêt est distinct de celui des opérateurs. C’est pourquoi le GICAN a son propre rôle à jouer car notre vocation est différente de celle du groupe EMR du Cluster Maritime Français, auquel le GICAN participera plus que jamais, ou que celle du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), avec lequel il faudra coopérer.

 

Président : Jacques HARDELAY (STX France)
Administrateur : Boris FEDOROVSKY (GICAN)