Groupement des Industries de Construction et Activités Navales

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Analyse globale des marchés de la navale de défense dans le monde, selon l’OSK



Dans le cadre de sa veille générale des marchés et de la concurrence, le GICAN a eu transmission de l’analyse générale des marchés mondiaux des navires de défense de l’OSK, dont un résumé est proposé ci-dessous.

 

L’OSK est la holding d’état russe couvrant la grande majorité de la filière navale nationale (chantiers, bureaux d’études et équipements dans une certaine mesure), et encore bien plus pour le côté « défense ». Dans son rapport annuel sur l’année 2017, on trouve une analyse du marché mondial de la navale-défense, sur la période 2012-2017.

Cette analyse englobe toutes les classes de navires de combat (sous-marins, destroyers, croiseurs, frégates, corvettes patrouilleurs lance-missiles, mineurs, navires de descentes/projection, patrouilleurs, vedettes), et de toutes les « marines » (marines nationales, garde-côtes, police maritime…), de tous pays, hors Fédération de Russie.

Contrairement à l’analyse précédente qui portait sur 2000-2015, et qui constatait un accroissement global du nombre de navires, on remarque une réduction entre 2012 et 2017 : 2331 navires ont été sortis des listes, et 1943 navires achetés.

En revanche, le tonnage global a augmenté, avec 1.607.590 tonnes de déplacement sortis des listes, contre 2.092.885 pour les navires achetés. Le tonnage moyen « sorti » est de 690 tonnes, contre 1080 pour l’acheté-moyen.

 

Par catégories de bâtiments, l’analyse détaille :

  • Sous-marins : 62 achetés sur 2012-2017, contre 64 « sortis ». En projets à court et moyen termes on compte 169 unités, avec un élargissement du « club des pays ayant des sous-marins », et l’apparition de la Corée et de la Chine comme exportateurs notables, cette dernière sur toute la gamme (de 300 à3000 tonnes !). Il est écrit que la Russie a une approche « complexe », intégrant le navire de secours aux sous-marins de type 21301.
  • Destroyers : pas d’export quasiment sur ce segment. 32 sortis des listes, 22 achetés et 42 en projets…. mais une diminution globale nette est prévisible.
  • Frégates : 69 achetés et 62 sortis de listes, et 164 en projet-court et moyen-terme. L’OSK écrit que la frégate de type 11356 « rencontre succès, grâce à sa diffusion, en Russie et ailleurs, et grâce à la souplesse pour recevoir des systèmes russes ou étrangers à bord » ;
  • Corvettes : 74 corvettes achetée, 31 sorties des listes, 123 en projets-moyen-terme. Pour l’offre-OSK, le type 20382 (« patrouilleur » ou « corvette »), construit en série a un grand potentiel export, avec versions allant du très simple au très armé. « C’est d’ailleurs une tendance d’avoir des corvettes très complexes dans un petit volume ».
  • Corvettes de ZEE/ patrouilleurs lance-missiles : 64 achetées, 174 sorties de listes, 18 en projet …seulement, en lien avec les possibilités toujours plus fortes d’attaques aériennes, pour lesquelles les PLM sont vulnérables.
  • Chasseurs de mines : 18 achetés, 135 sortis de listes, 35 en projets. L’âge moyen du parc est de plus de 30 ans. La flotte globale a été diminuée de 30% en 5 ans, mais cela ne saurait durer, surtout que ces bâtiments sont très utiles lors de crises. Les pays ayant des offres sont : Russie, Finlande, Turquie, Inde, Chine, Japon et Corée. La Russie propose les chasseurs 12701, produits en série chez Sredne-Nevskij, en composites, par infusion.
  • Navires de descente et chalands associés :154 achetés et 477 sortis de listes, et 109 projets-moyen-terme. La flotte globale a diminué, de 2405 à 2003 unités entre 1990 et 2012, et encore de 300 unités entre 2012 et 2017, avec un âge moyen en « sortie de flotte » de 45 ans.
  • Patrouilleurs et vedettes : 1478 unités achetées, 1258 sorties de flottes, 891 en projets, tant pour les moins de 100 tonnes pour mers proches, que pour les zones océaniques. La Russie est présente sur tous les segments, avec l’exemple du type 22160, « multifonctionnel et flexible ».